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Jordan Travel Mart |
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LU DANS L'ÉDITION
HEBDOMADAIRE DE TOURISME PLUS : [13 mars 2009] La Jordanie est généralement vendue comme une destination biblique, c’est-à-dire comme partie prenante d’un voyage en Terre sainte, en complément à Israël. Ou encore pour Petra, qui attire de plus en plus de monde depuis qu’elle a été intronisée au panthéon des sept nouvelles merveilles du monde par la New Seven Wonders Foundation, en 2007.
Même
si les résultats sont encourageants – 3,7 millions de visiteurs en
2008, en hausse de 8,7 % sur l’année précédente -, les responsables du
Bureau de tourisme de la Jordanie aimeraient allonger la durée
moyenne du séjour dans le pays. Ils observent que le touriste moyen ne
reste pas assez longtemps, même à Petra. Et qu’au-delà des attraits les
plus connus, il y a d’autres choses à faire et à voir dans ce petit pays
de 90 000 kilomètres carrés.
Petra, la splendeur rose Les Jordaniens reprochent aux visiteurs de ne pas s’attarder assez longtemps à Petra. « Il faut au moins trois jours pour voir les principaux monuments », arguent-ils. Non sans raison! Toutefois, la plupart des grossistes qui programment la visite y font loger leurs clients deux nuits, ce qui ne laisse qu’une journée pour découvrir les lieux. Les visiteurs partent du Centre d’accueil à pied et s’engagent dans le Bab el-Siq, une vallée bordée par des falaises dans lesquelles les Nabatéens (le peuple sémite qui construisit et occupa Petra pendant cinq siècles, jusqu’à la conquête de la ville par les Romains en 106 de notre ère) avaient taillé plusieurs tombeaux. Les visiteurs entrent ensuite dans le Siq, le défilé sacré, très étroit dont les parois s’élèvent sur une centaine de mètres de haut, qui 900 mètres plus loin, débouche sur ce monument taillé dans le grès rose, qui aux yeux du monde entier sert de carte de visite à Petra : le Khasneh (un nom, qui signifie trésor, donné par les Bédouins qui pensaient qu’il recelait un trésor, alors qu’il s’agit plutôt du tombeau du roi nabatéen Artias 1er). Les visiteurs s’attardent devant le Khasneh, qui est photographié sous toutes ses coutures, avant de s’engager dans la ville proprement dite, où l’artère principale – le cardo romain – est bordé par le théâtre et des temples, dont le plus remarquable est le Qasr el-Bint el-Faroun, un des rares monuments de l’Antiquité dont les murs sont encore debout. Cependant, les groupes ne visitent généralement pas les remarquables tombeaux royaux (en retrait sur la droite, lorsqu’on vient du Khasneh). Ils ne montent pas jusqu’au El-Deir, aussi appelé le Monastère (parce que les Byzantins y célébraient la messe), réplique du Khasneh, mais en plus monumental (47 mètres de haut sur 40 de large). Il est vrai que pour y parvenir, il faut grimper plus de 800 marches et gravir un sentier qui traverse canyons et défilés en ménageant des points de vue saisissants. Une heure de montée pour les marcheurs en forme! Par ailleurs, la plupart des visiteurs ne découvrent pas Siq el-Berid, la petite Petra, sorte de banlieue située à 8 kilomètres au nord où, soupçonne-t-on, habitaient les riches marchands de la ville. Au plafond d’un des tombeaux creusés dans la falaise du défilé (là aussi, il faut passer par un canyon étroit), on a retrouvé un fragment de fresque sur lequel on distingue encore très bien un joueur de flute. Le Petra National Trust (un organisme voué à la préservation de l’environnement et de l’héritage culturel de l’ancienne ville nabatéenne) se prépare d’ailleurs à faire restaurer le plafond barbouillé par la suie (les Bédouins s’abritaient dans le tombeau et y faisaient du feu). Le site de Petra est immense. Il est composé de cinq vallées, mais la plupart des visiteurs ne découvrent généralement que la principale, où se trouvent le Khasneh et le centre de la ville ancienne. Encastrées entre des crêtes aux formes fantasmagoriques, ces vallées sont sillonnées par un réseau de sentiers de randonnée qui débouchent régulièrement sur des panoramas spectaculaires. C’est un des rares endroits du monde où nature et culture sont aussi étroitement imbriquées. André Désiront Ce reportage fait suite à une invitation du Bureau de tourisme de la Jordanie
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